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L’Académie Nationale des Sciences et Techniques a célébré ce vendredi 29 Juin 2018 à Dakar la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique sous l’égide du ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation représenter par le professeur Amadou Thierno Gueye Directeur Général de la Recherche et de l’Innovation.
Le 30 Juin de chaque année, à l’instar de tous les autres pays membres de l’Union Africaine ( ex Organisation de L’Unité Africaine – OUA), le Sénégal célèbre la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique (JRSA). Le Professeur Amadou Thierno Gueye Directeur Général de la Recherche et de l’Innovation a remercié l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal au nom du ministre de l’enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation pour cette Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique (JRSA) qui est organisée tous les ans au Sénégal mais dans tous les pays africains sous l’égide du ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation. Selon le Professeur Gueye: { Cette journée a été créé par l’OUA ( l’Unité Africaine) en 1957 pour permettre à l’ensemble des communautés scientifiques africaines de se retrouver dans un pays sous l’égide des Académies Nationales mais des ministères en charge de la recherche pour célébrer la science donc les sciences de technologie et de l’innovation a-t-il  expliqué tout en soulignant que ça fait quelques années que l’Académie le fait tous les ans et cette année l’Académie avait été saisi par le Président de la république pour réfléchir sur le sujet de la dégradation et de la valorisation des terres salées, ce thème a été coordonné par un groupe de chercheurs sénégalais dont le représentant est le Professeur FAYE de (l’ISFAR) Université de Thies avec toute une équipe de chercheurs sénégalais et de scientifiques qui ont réfléchi depuis quelques mois de façon exhaustive et ont fait une synthèse de la biographie et nous ont présenté aujourd’hui lors de cette Journée de commémoration de la science en Afrique dont les résultats de leurs études.
Cette étude a permis de bien préciser les endroits ou on trouvait de l’insalubrité où les terres étaient dans l’insalubrité en gros et cette étude a su aussi montrer que les travaux scientifiques sur lesquels ils pouvaient se fonder pour avoir une appréciation globale de cette question existait donc il y avait une disparité tout simplement de l’appréciation qu’on pouvait avoir de la superficie de ces terres salées.

Professeur Dalida Ba Président de l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal est revenu sur l’objectif de cette célébration annuelle selon lui: { Cette célébration annuelle est commémorer, à la fois, la fin des travaux du Premier Congrès des Hommes de Science d’Afrique tenu à Brazzaville( République Populaire du Congo ) du 27 au 30 Juin 1987 et, de relayer amplement le cri du coeur lancé à cette occasion par la Communauté Scientifique du Continent Africain sur la nécessité de donner à la Science, la Technologie et l’Innovation, la place qui leur revient dans le développement économique,  social et culturel de l’Afrique dans toute sa globalité. Ainsi, pour marquer cette célébration, conformément à l’application de la Résolution adoptée par l’Organisation Continentale au terme des assises de ce Premier Congrès,  il s’agit surtout pour chaque pays sous l’égide du Ministère en charge de la Recherche, d’Organiser des manifestations Scientifiques diverses de grande envergure dont la finalité est de renforcement de la sensibilisation dans les espaces scientifique nationaux notamment sur le rôle moteur que la STI peut jouer pour contribuer au bien-être des populations. Fidèle à la tradition l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal sous l’égide du ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation s’est proposé d’apporter sa contribution scientifique à la mise en oeuvre de cette résolution, notamment à travers la tenu de la manifestation qui nous vaut d’être ensemble ce 29 Juin 2018. Organisée en collaboration avec toute la communauté scientifique nationale et en partenariat avec les services compétents du Ministre de l’Agriculture et de l’Équipement Rural(MAER) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de l’Université de Thies et de certainesautres institutionsparties prenantes à la problématique des Terres salées au Sénégal y compris ISRA,INP,ERA/USAID la célébration de la JRSA 2018 s’articule autour du programme de cet atelier axé particulièrement sur une contribution de l’ANSTS sur la réflexion sur la restauration et la valorisation des terres salées au Sénégal.
La demande du Président de la République adressée à l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal lors de la Séance Académique Solennelle en 2016 , que la Compagnie dans son rôle fédérateur de compétences diverses chaque fois que de besoin a mis en place un Groupe de Travai (Gdt) et commis des Consultants pour définir et élaborer la contribution de l’ANSTS devant l’ampleur du phénomène de salinisation des terres auquel le Chef de l’État attache un intérêt particulier.

Le Sénégal n’est pas le seul pays affecté par ce phénomène, on estime qu’il y’a 3 milliards d’hectares de terres arables dans le monde, soit 22% des terres émergées qui représentent 13,5 milliards d’hectares. La moitié de ces 3 milliards d’hectares cultivables est déjà cultivée et une bonne quantité se trouve dégradée, constituant ainsi un danger majeur pour la survie de l’Homme.

La dégradation des sols prend plusieurs formes notamment, l’épuisement des nutriments des sols, la salinisation, la pollution agrochimiques, l’érosion,la phyto-dégradation entraînée par le surpâturage,  le déboisement pour ouvrir de nouvelles terres à l’agriculture. Le monde perd en moyenne 10 hectares de terres cultivables par minutes dont 3 ha à cause de la salinisation.

En Afrique près 40 000 000 ha sont affectés par la salinisation, soit près de 2% de la superficie totale a-t-il souligné poursuivant que les causes de la salinisation sont diverses. On estime que 80% des terres salinisées ont une origine naturelle. Confrontée aux aléas climatiques et à la dégradation et à l’appauvrissement des sols,l’agriculture sénégalaise voit son capital productif menacé et insuffisamment valorisé.

Massamba Camara Senvisions.com

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