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L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a été créé en 2012. Il a connu 2 présidentes depuis sa création : Nafi Ngom Keïta et, son successeur depuis quelques mois, Seynabou Ndiaye Diakhaté. Son budget a connu une baisse en 2016, passant de 1,65 milliard de francs CFA à 1,4 milliard.

« C’est un budget considérable, mais il faut aller plus loin, suggère Ibrahima Faye, vice-président de l’OFNAC, dans un entretien paru sur le site de Jeune Afrique. Nous disposons actuellement d’une quinzaine d’enquêteurs, des professionnels chevronnés et aguerris, souvent des officiers de police. Et pour que nous puissions traiter convenablement l’ensemble des plaintes et élargir notre périmètre d’action au-delà de Dakar, nous devons renforcer nos ressources humaines et nos moyens financiers. D’autant que les attentes des Sénégalais sont grandes. »

Depuis sa création, l’Ofnac a reçu 320 plaintes. Sur ce total, 14 ont été déposées par des femmes. Selon Ibrahima Faye, « l’Ofnac conduit une réflexion sur ce sujet » pour savoir « si les femmes sont moins touchées par la corruption ou si elles n’osent pas en parler ».

Autre chiffre : 65. C’est le pourcentage des plaintes qui vise l’administration devenue un nid de corruption. « Le constat est clair : lorsqu’ils ont affaire aux services publics, les Sénégalais rencontrent quotidiennement des problèmes, pointe le vice-président de l’Ofnac. Or ils ne savent pas à qui s’adresser. (…) La plupart du temps la corruption se nourrit de l’ignorance des citoyens à qui l’on réclame par exemple des sommes indues pour la délivrance d’un acte administratif, mais aussi de l’opacité de procédures souvent très longues. »

Depuis son avènement, l’Ofnac s’est autosaisi de 9 affaires. Celles-ci sont liées à la « grande corruption ». Les enquêtes à ce propos sont en cours. C’est pourquoi l’Office n’en fait pas cas dans son rapport remis récemment.

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