PARTAGER

Dans un récent rapport classifié, le Congrès américain a estimé que l’ancien consultant du renseignement américain était un « traître » qui avait « causé plus de dommages à la sécurité nationale qu’aucun autre individu » dans l’ »histoire » des Etats-Unis.

« Edward Snwoden est un traître », a estimé le Congrès américain. Un rapport classifié de 36 pages, rédigé par la commission du renseignement de la Chambre des représentants a décrit, au terme de deux ans d’enquête, « un employé mécontent qui avait des conflits fréquents avec ses superviseurs » et qui a « obtenu de nouveaux postes à la NSA en exagérant son CV et en volant les réponses à un test ». Il a également « fouillé les disques durs » de ses collègues en profitant de ses accès d’administrateur de réseau, dénonce le rapport.

Réfugié à Moscou depuis sa fuite des Etats-Unis en juin 2013, l’ancien consultant du renseignement américain est accusé par son pays natal d’être un « traître » qui a « volontairement trahi ses collègues et son pays » et qui « a mis en danger les Américains ». Pire, comme le soulignent l’agence de presse américaine UPI, et The Telegraph, le républicain Lynn Westmoreland, chargé de la NSA et du cyber sécurité dans la commission, affirme noir sur blanc qu’Edward Snowden « a causé plus de dommages à la sécurité nationale qu’aucun autre individu dans notre histoire », le plaçant ainsi au-dessus de Ben Laden.

Après deux ans d’enquête, les Américains méritent mieux Edward Snowden.
En 2013, le journaliste américain Glenn Greenwald, avait déjà affirmé dans une interview accordée au quotidien argentin La Nacion, que « Snowden a suffisamment d’informations pour causer en une minute plus de dommages qu’aucune autre personne n’a jamais pu le faire dans l’histoire des Etats-Unis ». Sur Twitter, Edward Snowden s’est indigné du contenu de ce rapport qui le présente comme l’ennemi numéro un des Etats-Unis : « Après deux ans d’enquête, les Américains méritent mieux ».

Ces révélations interviennent alors qu’une pétition en ligne a été lancée pour demander la réhabilitation d’Edward Snowden. Il n’y a « aucune preuve que Snowden a fait le moindre effort pour officiellement exprimer ses préoccupations » sur les activités de la NSA et ne peut être considéré comme un « lanceur d’alerte » protégé par la loi, a tranché le rapport.
Jotay

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here