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L’arrivée du roi Mohamed VI,dimanche à dakar pour une « visite d’amitié et de travail » au Sénégal, est l’un des sujets les plus en vue dans la livraison de lundi de la presse quotidienne.
« Le roi Mohammed VI, accompagné de son altesse royale, le prince Moulay Rachid, et du prince Moulay Ismaïl, est arrivé, hier en début de soirée à Dakar, pour une visite d’amitié et de travail au Sénégal », rapporte Walfquotidien.
« Accueil populaire pour le roi Mohammed VI », souligne le quotidien national Le Soleil, avec à sa une, une photo du souverain marocain et du président sénégalais Macky Sall, venu l’accueillir à l’aéroport de Dakar.
Le séjour de Mohammed VI « s’inscrit dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail de trois jours. Il s’agit de la troisième visite officielle du souverain chérifien en trois ans après celles de mars 2013 et de mai 2015 », précise le journal.
« Un accueil chaleureux lui a été réservé par les milliers de personnes venus saluer leur hôte du jour, arrivé sur le sol sénégalais dimanche dans l’après-midi », note le quotidien L’Observateur.
De son côté, le quotidien Enquête fait savoir que le souverain chérifien « va signer avec son homologue sénégalais, le président Macky Sall, des accords portant sur la coopération entre les deux pays ». « Des entretiens sont également au menu de la visite », selon ce journal.
Un point relevé par Le Soleil également, selon lequel deux accords seront signés ce lundi par les deux parties. « Mohamed VI en pays conquis », soutient Le Témoin quotidien, signalant que les Marocains « contrôlent d’importants secteurs de l’économie nationale ».
D’où ces propos du président sénégalais, rapportés par le quotidien La Tribune. « Entre le Maroc et le Sénégal, déclare Macky Sall, c’est une relation d’amour spéciale ». Mais le Quotidien affirme que Mohammed VI est surtout « à Dakar pour séduire l’Afrique ».
« Après avoir annoncé son intention de retour à l’Union africaine 32 ans après, le Maroc veut se donner une nouvelle image en Afrique mais particulièrement au sud du Sahara », ce qui fait que la visite de Mohamed VI « indique à son pays une nouvelle voie menant à la diplomatie de développement », écrit le journal Le Quotidien.
Outre la visite du roi Mohammed VI, les sujets politiques sont en exergue, avec par exemple la convocation du député-maire de SICAP-Mermoz Barthélémy Dias, demain mardi, devant la commission ad hoc de l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une procédure de levée de son immunité parlementaire.
« Le premier acte du procès à venir. Celui d’une approche violente de la politique, des coups bas et des règlements de compte. En quelque sorte le procès du régime sortant, qui risque d’être riche en déballages », analyse Enquête.
« Même s’il reste suspendu à la question des commanditaires, il y a 5 ans, des investigations ont été menées et des déclarations et révélations faites », relève le journal. Walfquotidien qui revient sur la même information et parle de l’audition de Dias comme d’une « simple formalité ».
De toutes les manières, le député-maire de Sicap-Mermoz « a déjà affirmé sa volonté de voir ses collègues lui enlever son immunité parlementaire pour faire face à la justice dans l’affaire du meurtre de Ndiaga Diouf », écrit Walfquotidien.
Le député Barthélémy Dias, fils de Jean Paul Dias du Bloc des centristes gaïndé (BCG), est cité dans ce meurtre intervenu en 2012 dans une attaque contre la mairie de SICAP-Mermoz dont il est l’édile.
Selon le quotidien L’As, « Wattu Sénégal », un regroupement de partis de l’opposition, a adressé « une lettre d’alerte » au présidant Macky Sall, dans laquelle les formations concernées font part de leurs préoccupations relatives au processus électoral, après « la refonte partielle unilatérale du fichier électoral (…) ».
Un peu dans la même perspective, Le Populaire rapporte que le khalife de Pire « clashe les politiciens ». « Au Sénégal, dit le marabout, nous n’avons pas d’hommes politiques, mais plutôt des politiciens ». Et d’ajouter : « Il y a trop de partis politiques au Sénégal, il faut penser à la limitation ».
« Tanor, les mains liés », affiche Sud quotidien, au sujet du président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) dont les membres « peuvent être élus par consensus sur proposition d’une liste présentée par le président de l’institution », Ousmane Tanor Dieng, par ailleurs secrétaire général du parti socialiste (PS).
« Leur mandat est de un an, ils peuvent être rééligibles. Ce qui n’est pas le cas pour le président du HCCT, dont la longévité dépend des humeurs du chef de l’Etat qui peut le dégommer à tout moment », poursuit le même journal.

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