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Les quotidiens parvenus mardi à l’APS font l’état des lieux de la coopération sénégalo-marocaine, à la faveur de la visite du souverain chérifien au Sénégal, un des sujets les plus en vue.
Le souverain chérifien a entamé dimanche une ’’visite d’amitié et de travail’’ au Sénégal. Un déplacement prévu pour trois jours.
Dans ce cadre, une convention de partenariat pour la mise en place d’un dispositif de financement de la petite agriculture en milieu rural et un mémorandum d’entente pour la mise en œuvre d’un plan d’aménagement de la pêche au poulpe ont été signés, lundi, entre le gouvernement du Sénégal et celui du Maroc, annonce le quotidien national Le Soleil.
Dakar et Rabat ont par ailleurs signé un accord portant construction d’un plan d’aménagement de pêche du poulpe, ajoute le journal, selon lequel les deux pays veulent de même « accélérer les discussions » au sujet du partenariat devant lier la Royal air Maroc (RAM), la compagnie aérienne nationale marocaine, et Air Sénégal SA.
« Entre le Sénégal et le Maroc, les relations grandement consolidées par la religion sont au beau fixe. A coup de visites périodiques, le roi Mohamed VI, qui en est à son sixième déplacement à Dakar, a davantage raffermi les liens entre les deux Etats », avance de son côté Walfquotidien.
« Seulement, le partenariat économique sud-sud qui en découle est totalement déséquilibré en faveur du royaume chérifien’’, note ce quotidien, désignant le Sénégal comme ‘’grand perdant de sa coopération avec le Maroc ».
Le quotidien Enquête revient pour sa part sur les « dessous » de la visite d’amitié et de travail de trois jours du souverain chérifien. « Dire que le roi du Maroc compte sur le président Macky Sall dans son offensive diplomatique est une lapalissade », écrit-t-il.
« Ainsi, le séjour à Dakar du souverain marocain a-t-il permis à Mohamed VII et Macky Sall d’affûter une stratégie commune en vue du sommet africain prévu le 16 novembre à Marrakech, en marge de la Conférence internationale sur le climat (COP 22) », révèle Enquête.
Si l’on en croit le journal, Mohamed VI serait « moins préoccupé par le retour presque acquis de son pays dans l’Union africaine. Ce qui l’inquiète le plus, c’est comment obtenir l’exclusion de la RASD (République arabe sahraouie démocratique).de l’Union africaine ».
Dans des propos rapportés par le quotidien Libération, le roi Mohamed VI explique que son choix de prononcer depuis Dakar, son discours sur le 41e anniversaire de la « Marche verte », se justifie par « la place particulière » occupée par le Sénégal en Afrique. « Le roi du Maroc jette des fleurs au Sénégal », signale Le Populaire.
Pour le reste, de nombreux quotidiens reviennent sur la candidature du Sénégal Abdoulaye Bathily à la présidence de la commission de l’Union africaine, à l’image de Sud Quotidien selon lequel la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) « réaffirme son soutien à Bathily ».
Le professeur Abdoulaye Bathily a rencontré lundi à Dakar « d’éminentes personnalités de l’Afrique », dans le cadre de sa campagne pour les élections à la présidence de la commission de l’Union africaine, prévues pour se dérouler les 30 et 31 janvier 2017.
A ses interlocuteurs, il a exposé son programmé avant d’échanger avec eux sur leurs attentes, rapporte Sud Quotidien, en relevant que la CEDEAO « a porté son choix sur la personne d’Abdoulaye Bathily » pour succéder à Nkosazana Dlamini-Zuma à la présidence de la commission de l’UA.
« Au-delà d’un simple panafricaniste, le professeur Abdoulaye Bathily (…) se veut +un soldat du peuple africain+ et soutient que sa candidature +n’est pas circonstancielle+. D’ailleurs, pour certaines personnalités africaines, Bathily serait le meilleur candidat », écrit le journal Le Quotidien.
Le Témoin quotidien revient sur ce point, affichant : « Des personnalités africaines soutiennent la candidature du professeur Bathily ». « Il y a peu, Abdoulaye Bathily a donné une leçon aux politiques, leur montrant qu’il y a une vie après la politique, passant le témoin à son camarade de parti, Mamadou Ndoye », écrit L’Observateur.
Depuis, il « trace sa voie » pour la présidence de la commission de l’UA notamment, renchérit Enquête. « Rupture ! C’est le maître-mot que le professeur Bathily doit avoir dans sa campagne », tant ses soutiens « pensent qu’il doit se positionner comme le candidat de la rupture », indique le journal.

Plusieurs autres quotidiens s’intéressent par ailleurs à la dernière sortie du leader du Grand parti (GP, opposition). « Malick Gackou démonte le régime », affiche par exemple Le Témoin quotidien.

« Gackou démolit le PSE et propose un plan alternatif » au nouveau référentiel des politiques publiques mises en œuvre au Sénégal avec l’arrivée du président Macky Sall à la magistrature suprême à partir de 2012, renchérit L’As.

« Le Sénégal n’est pas pauvre il est mal gouverné », insiste M. Gackou dan des propos rapportés à sa une par Enquête. « Gackou souffle le +chaud+ sur le régime » au sujet de la situation économique et sociale du Sénégal, estime L’Observateur.
« Le Grand parti de Malick Gackou est décidé » à « entrer en rébellion avec le pouvoir. C’est du moins la menace brandie hier par le président de ladite formation politique sur la volonté des autorités de réformer le fichier électoral », même sans arriver à un consensus avec l’opposition, écrit Walfquotidien.

BK

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