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La rareté des ressources planétaires a fait exploser les coûts de la vie partout sur terre. Ainsi beaucoup de pays sont déjà techniquement en faillite et d’autres attendent tranquillement de rejoindre ce club de nations en difficultés. Coloniser ou néo-coloniser des pays du tiers monde comme la France le faisait et le fait encore en Afrique, en confisquant manu militari des ressources ne la suffit plus à satisfaire sa demande sociale. Le gouvernement français doit taxer davantage sa population afin de faire face à ses obligations.  Cette façon de faire qui consiste à puiser plus d’argent dans les poches des contribuables aurait généré un mécontentement populaire, car la population n’en pouvait plus. Ce sont ces gens touchés par ce mécontentement qu’on appelle aujourd’hui les gilets jaunes qui manifestent leur ras le bol partout en France. Qu’en est-il de la population africaine suppliciée et ne profitant que très peu de ses ressources ?  Ce mouvement mondial d’exaspération et d’insatisfaction gagnerait-il également le Canada un jour ?

La France est un pays en faillite.

Après la Grèce, l’Italie et l’Espagne c’est au tour de la France de goûter à la presque insolvabilité et aux difficultés économiques de sa population. La France traverse actuellement un crise politique et sociale sans précèdent. En effet, les citoyens de ce pays ne se reconnaissent plus dans les fondements de leur pays. C’est traditionnellement un pays d’accueil et d’asile. Les immigrés répertoriés seraient près de 5.7 millions soit 8.9 % de la population. Ceux et celles qui étaient persécutés à travers le monde trouvaient refuse en France et les citoyens de ce pays en étaient fiers. Par ce fait, le pays est devenu un pays d’immigrants venus principalement des pays du Maghreb et de l’Afrique noire où la persécution politique, ethnique et religieuse est encore féroce. Mais c’est une immigration non intégrée, discriminée, marginalisée et pointée du doigt pour tout le mal que connait cette ancienne puissance coloniale. Son taux de chômage tourne au tour de 20%. Ainsi au lieu de participer pleinement à la vie active du pays comme aux Etats-Unis, elle est devenue en partie, une lourde charge économique pour la société française. Le taux de chômage national et actuel de ce pays est de 10.00 % alors qu’il est de 3.4% en Allemagne, 3.7% aux Etats-Unis et près de 5.6 % au Canada. Sa dette publique serait de 2300.00 milliards d’euros et elle représenterait 97.6 % du PIB (produit intérieur brut).

La France n’est plus un pays d’attraction et sa richesse est relative. Elle gère un système social très coûteux et elle traine un lourd déficit de près de 61 milliards d’euros qu’elle ne peut absorber qu’en augmentant les taxes et les impôts. C’est également une puissance nucléaire et son budget de la défense serait de 34.2 milliards d’euros ce qui est énorme pour un pays dont les ressources naturelles sont très limitées.

Encore une fois, c’est l’hexagone qui vient de voir la colère et la frustration de son peuple exploser violemment sur la place publique. Rapidement, les mécontents frappés par des salaires bas, un coût de la vie exorbitant et des taxes de tous genres, se sont constitués en mouvement en portant des gilets jaunes symbolisant ainsi de leur agitation. Les français avaient élu monsieur Emmanuel Macron, un nouveau venu dans l’échiquier politique, préférant laisser tomber les candidats issus de traditionnels partis politiques. Ils pensaient que ce dernier allait faire la rupture et solutionner miraculeusement leurs problèmes de pauvreté chronique. Au contraire, le président actuel n’a trouvé comme solution qu’alourdir les charges fiscales, appauvrissant davantage une population déjà pauvre.

Mais elle possède encore et malheureusement un vaste empire colonial ou néocolonial en Afrique, où ses entreprises confisquent et pillent les ressources qui ne les appartiennent pas. C’est pour quoi d’aucuns disent que c’est l’Afrique qui nourrit la France. D’ailleurs les gilets jaunes de ce pays veulent également mettre fin à ce pillage. Ils appellent les autres peuples à s’inspirer d’eux et à lancer leurs mouvements de protestation. Cet appel sera-t-il entendu en Afrique pour enfin libérer et soulager ce continent noir ?

Les gilets rouges en Afrique  

En Afrique, toute action politique des populations envers les gouvernements est très souvent contenue par les pouvoirs politiques. Ces pouvoirs cruels et maléfiques répriment dans la plupart des cas dans le sang, toute forme d’exercice de la liberté et de la démocratie. La façon la plus sûre de s’exprimer sans être inquiéter, serait de le faire chez soi, autour d’un bon plat de riz ou d’une théière avec des amis. Autrement dit, on s’expose à la violence, à l’emprisonnement et à la mort surtout pendant les manifestations publiques. En Guinée- Conakry Il y a toujours eu au moins une victime d’origine peule dans les manifestations publiques. Le président de ce pays réprime souvent ces genres de manifestations par des assassinats ciblés et orientés vers l’ethnie peule, qui a toujours subi des exactions par les différents pouvoirs politiques, depuis l’indépendance avec le premier président Sékou Touré.

La population africaine va passer de 1 à 1,6 milliards de personnes entre 2010 et 2030 pour atteindre 19% de la population mondiale à cet horizon. Le taux de fécondité peut atteindre jusqu’à 5.5 enfants par femme. En Afrique centrale comme et en Afrique de l’Ouest, les moins de 25 ans représentent 64% de la population. Une classe d’âge frappé par un chômage moyen de 60%. Le fait est bien connu : ces jeunes se heurtent à des problèmes d’accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins de santé. Ce qui pousse certains à émigrer et à se radicaliser. Et d’ailleurs une enquête réalisée en 2011 par la banque mondiale, a montré que 40% de ceux qui rejoignent des mouvements rebelles se disent motivés par le manque d’emplois. C’est là une réalité inacceptable pour un continent possédant une réserve aussi impressionnante de jeunes, talentueux et créatifs. Le chômage des jeunes serait une bombe à retardement qui semble maintenant dangereusement proche de l’explosion. Ahmad Salkida, le journaliste nigérian qui a été l’un des rares à avoir pu approcher les militants du groupe BOKO HARAM, a déclaré à Afrique Nouveau que, bien que la motivation de la secte soit principalement idéologique, l’omniprésence du chômage dans le nord du Nigeria facilite le recrutement des jeunes.

Un déclic est nécessaire pour sortir ce peuple africain de cette prison conçue par les puissances occidentales comme la France où il meurt à petit feu et dont la gestion est confiée aux dirigeants du continent noir actuel. Pourtant l’Afrique avec une population très jeune est une poudrière. Cependant un mouvement porté par des gilets rouges et porté par les jeunes est en train de naître. Sera-t-il assez important pour libérer et sortir l’Afrique de la misère ? Le temps nous le dira. Qu’en est-il de l’Amérique ?

Au Canada

Les contribuables canadiens sont lourdement taxés et le mécontentement populaire envers le gouvernement Trudeau est palpable. On en parle presque dans tous les forums de discussions politiques. Ici, les gens pensent que tous les partis politiques sont pareils et que les politiciens sont des voleurs et ils ne sont au pouvoir que pour remplir leurs poches en oubliant leurs électeurs. C’est pourquoi, ils les surveillent de très près et ils n’hésitent pas à les sanctionner lourdement au moindre faux pas. Beaucoup de gens pensent également que, les programmes des partis politiques ne sont que des tromperies pour accéder au pouvoir et augmenter les charges fiscales des citoyens.

De plus une fois une pouvoir, ces derniers offrent les meilleurs postes et contrats à leurs amis, à leurs proches ou aux contributeurs des caisses de leurs partis. Une fois pris en flagrant délit, ces politiciens-voleurs sont défendus par de puissants firmes d’avocats et s’en sortent avec des peines ridicules car la justice canadienne fonctionne à l’argent. Et ce sont les gens de la classe moyenne et les immigrants qui en sont les plus grands perdants du système politique et social canadien. La corruption, le favoritisme politique ou familial et la discrimination constituent les principales souffrances de la société canadienne. Ce mécontentement de la population sera accentué par la suppression de 2500 emplois chez Bombardier, la multinationale québécoise ainsi que par la fermeture de l’usine de GM à Oshawa en Ontario où près de 2000 emplois seront également perdus. De plus, le gouvernement libéral actuel de Mr Justin Trudeau aurait ouvert le marché du lait canadien aux producteurs étrangers dont les américains jusqu’à hauteur de 8.79%. Cette démarche entreprise par ce gouvernement constitue une perte de souveraineté selon les producteurs de lait canadien et ils accusent le premier ministre actuel, Mr Trudeau de les avoir menti.

Que faire

C’est en Occident que la plupart des ressources mondiales sont consommées et gaspillées. C’est aussi une poudrière malgré l’abondance des ressources. En Afrique et dans les pays pauvres on consomme peu de ressources et on ne dit rien de peur d’être sévèrement puni. Mais la colère est palpable et les populations ne savent plus sur quels saints se vouer. Elles ne comprennent pas que leurs dirigeants soient parfois plus cruels à leurs égards que les colonisateurs venus d’ailleurs. Il est plus qu’urgent de libérer l’Afrique et les pays pauvres pour que, leurs peuples puissent choisir démocratiquement leurs dirigeants et vivre librement en profitant pleinement de leurs ressources. Il faut avoir peur de l’avenir car les ressources se raréfient alors que la population de notre chère planète augmente très vite. Le déplaisir, l’irritation et la grogne ont atteint la population mondiale. Un rééquilibrage du partage des ressources est une condition sine q

Gondiel Ka

Montréal, Canada

Chroniqueur

Expertise Relation Afrique Canada

gondielka@hotmail.com

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