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Monsieur le Maire, des gens ont manifesté à Labgar contre la hausse du prix de l’eau qui passe de 250f à 300f ; que s’est-il passé réellement ?

Cette cabale contre les membres du comité de pilotage, du comité directeur de l’ASUFOR/OFOR de Labgar n’est rien d’autre qu’une continuité d’une riposte politique découlant d’une cascade de perte de popularité et d’élections  à l’issu des échéances antérieures  pour certains leaders politiques qui ne savent plus à quel Saint se vouer. Mais j’avoue que ce n’est que peine perdue !

 

Je rappelle que pour des questions  d’équité,  l’équipe de journalistes  devait se doter  de tous les moyens pour essayer de donner la parole à ceux-là qui sont interpellés directement ou indirectement. Mais rien ne sert de se cacher derrière sa plume, son micro et ou sa caméra pour faire une propagande déguisée en faveur d’un  petit groupe qui se veut opposant à l’éternité. Je respecte bien leur position.

 

Pensez-vous que cette décision du comité de pilotage du forage est légale ?

 

L’hydraulique n’est pas une compétence transférée mais la collectivité locale est impliquée dans la gestion des forages pastoraux et ceci depuis la création de l’OFOR (office des forages ruraux). Un modèle de gestion transitoire est mis en place ainsi qu’un comité de pilotage  pour être au-dessus des associations des Usagers de Forage communément appelé ASUFOR. Le comité de pilotage est composé de :

 

Trois représentants d’éleveurs qui sont choisis par les éleveurs

Deux représentants de la Collectivité locale

Deux représentants de l’ASUFOR

D’autres types de représentations en qualité de membre avec voix consultative existent notamment : le représentant de l’administration et les services du ministère de l’Hydraulique.

 

Quelles sont les motivations de cette hausse du prix de l’eau à Labgar ?

 

Je rappelle que dans les dispositions transitoires, c’est le comité de pilotage qui s’occupe de ces questions. Ce même comité ayant les prérogatives, la légitimité et la légalité de fixer le prix de l’eau ne l’a pas  fait seul. Il a tenu une réunion élargie au comité directeur de l’ASUFOR qui a comme mission de donner la vision politique de l’hydraulique rurale dans la zone. Toutefois  cette réunion a permis aux acteurs précités de discuter sur l’opportunité de l’augmentation du prix du mètre cube d’eau après consultation et avis motivés des autorités.

 

Vu la loi instituant l’OFOR et la mise en place des nouvelles dispositions transitoires

Vu que le prix du mètre cube d’eau doit être fixé par le COPI

Vu le procès-verbal du COPI élargi  aux membres du Comité Directeur de l’ASUFOR

Considérant que le prix du mètre cube d’eau ne peut excéder 400 FCFA/m3

Constatant que la pompe en l’état actuel a baissé de rendement de production et la consommation en carburant a triplé après contrôle des services compétents

Le Comité de Pilotage a décidé d’augmenter le prix du mètre cube de 250 FCFA  à 300 FCFA.

 

Après cette réunion du 13 janvier 2016 le COPI et le CD de L’ASUFOR ont décidé de faire appliquer cette nouvelle fixation pour le compte du mois de Février c’est-à-dire fin Février 2016.

 

Le  COPI a fait une bonne  communication et vulgarisation devant les délégués issus des villages polarisés et au niveau de la radio communautaire Labgar FM pour que toutes les populations soient informées.

 

En vérité, je l’ai souligné un peu plus haut sur le fait qu’il y’a des manipulations politiques et des personnes qui n’ont rien à voir avec cette situation de sabotage  mais  emballées par ces mêmes acteurs qui se reconnaitront.

 

Imaginer au bout de deux mois quinze jours, un groupe de 47 personnes sur les 187 abonnés au niveau du village centre refusent de payer l’eau et l’utilisent pendant toute cette période en brandissant comme le seul prétexte : le mètre cube passe de 250 à 300 francs CFA,  alors qu’ils se sont dignement représentés de par leurs délégués. Je pense que les délégués ont comme mission de relayer les informations provenant des villages et des instances là où ils siègent.

 

Pourquoi les contestataires continuaient à consommer l’eau alors qu’ils brandissaient de ne pas payer ?

 

C’est aberrant ! Et ceci ne nous honore pas et n’est pas digne à mon avis d’un bon citoyen qui se veut modèle et leader. Atté Bor Feyy !

 

Malheureusement, ce refus de payer l’eau accompagnée de menaces envers les membres du COPI et quelque part des injures à l’endroit de personnes dignement mandatées sont inadmissibles pour des abonnés véreux.

 

Les membres dudit COPI ne voulant pas répondre aux provocations et menaces ont opté  informer les autorités locales et administratives. C’est en ces circonstances que les autorités sont venues constater de visu ce qui se passait réellement au niveau de Labgar compte tenu des plaintes.

 

Aucunement, l’autorité administrative n’a procédé à des coupures. Il faut qu’on soit honnête avec nous-mêmes. Elle contrôle tous  les aspects de légitimité et de légalité étant le représentant de l’Etat ; il a le droit de s’auto saisir pour apprécier la situation.

 

En somme, les usagers qui n’ont pas payé leur facture  et qui ont emballé cependant d’autres  innocents,  ont vu leur robinet coupé. Toutefois, sur les 187 Usagers, les 47  qui avaient dit NON au référendum, qui voulaient les destinées de la collectivité locale aux élections locales dernières, qui ne voulaient pas du Président Macky SALL en 2012, bref comprendre par là qu’ils sont sur leur rôle d’opposant. Mais je les invite de venir  sur le terrain politique  et de ne pas jouer avec le forage qui date de 1953.

 

Aujourd’hui, avec le Président Macky SALL, on est à 5 forages en une année contre 3 forages trouvés sur place. Labgar comptabilise à nos jours 8 forages dont 2 en cours de finalisation, qui dit mieux ? Nous sommes dans une dynamique constructive de notre cher Labgar, pas sur les réseaux sociaux pour amener un moteur, pas sur les réseaux  sociaux pour construire une piste de 65 Km etc.

 

La politique à son temps et nous on est à l’heure du travail pour montrer demain aux labgarois un bilan positif, et  pas de verser aux  querelles stériles qui ne nous ébranlent pas.  Nul n’a le droit  de méconnaitre les dispositions réglementaires qui nous régissent. Informons nous avant de servir le grand public ; ne serait-ce que pour leur respect.

Entretien réalisé par Doudou Thiane

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