PARTAGER

“Le gouvernement constate, avec regret, que les travailleurs de la Sde campent sur leur position intransigeante en exigeant que les 10% du capital consentis aux travailleurs du secteur leur soient intégralement réservés, à eux seuls, en excluant les travailleurs de la Sones et de l’Onas quand bien même les trois entités constituent un seul secteur”. La mise au point, relayée par le quotidien Tribune, est contenue dans un communiqué au vitriol du ministère de l’Eau et de l’Assainissement qui précise que “si le gouvernement reste ouvert à un dialogue constructif avec les syndicats de la Sde, il considère, en tant que garant des intérêts de tous, qu’une telle prétention n’est pas acceptable. Car la satisfaire permettra certes d’éteindre un feu, mais risque d’en allumer d’autres”.
Le ministère dirigé par Serigne Mbaye Thiam d’enfoncer le clou : “À cet égard, le gouvernement rappelle que des travailleurs ne peuvent déclencher une grève pour demander une participation au capital d’une société privée de surcroît ; l’employeur aurait pu se prévaloir du caractère illégal de cette grève. Malgré cela, le gouvernement reste disponible et ouvert. Plus grave, le gouvernement constate que des actes de sabotage sont opérés à travers notamment l’occupation de sites, la fermeture de vannes, l’arrêt d’installations de traitement d’eau, actes destinés à perturber la distribution normale de l’eau et prendre les populations en otage”.

La même source d’en rajouter une couche : “Le gouvernement tient à informer les auteurs de ces faits, à quelque niveau de responsabilité qu’ils se trouvent, qu’il s’agit là d’actes inacceptables et répréhensibles qui seront considérés comme tels avec toutes les conséquences que cela induit dans un État de droit. Le gouvernement rappelle que l’État du Sénégal a conclu avec la Sde un contrat d’affermage encore en vigueur. Dans ce contexte, elle reste garante et responsable d’une fourniture régulière d’eau de qualité aux populations. Il lui appartient, dès lors, de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces comportements irresponsables qui constituent de graves menaces pour le bien-être et la santé des populations, notamment pour le fonctionnement normal des établissements de santé”.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here