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C’est à Linguère plus précisément au populeux quartier de Thiély qu’il a vu le jour. Bassirou Ndiaye puisque c’est de lui qu’il s’agit est né en 1963, trois années après l’accession de notre pays à la souveraineté internationale.

Djolof Djolof bon teint, l’actuel chef de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique est de taille élancée. Il a fait ses études primaires à l’ex-école régionale baptisée Birame Seck durant les années 71 et 76.

Le certificat et l’entrée en sixième en poche, il poursuit ses études au collège d’enseignement général devenu aujourd’hui Lycée Alboury Ndiaye jusqu’à l’obtention du DFEM en 1980. Assoiffé de savoir, l’enfant de Thiély débarque à Dakar au Lycée Limamoulaye de Guédiawaye, des rêves pleins la tête. Comme son actuel patron !

Mais son séjour dans cet établissement sera bref. En effet, deux ans plus tard, il est  terrassé par une grave maladie des yeux hypothéquant ses études.

Un chef peut en cacher un autre

Il se soigne pendant plusieurs années, puis revient fort d’un caractère insoupçonné. Avec la certitude de la bénédiction de sa mère et de son père qui a vécu 107 ans. Dans la foulée, Bassirou embrasse une carrière en informatique.

Après une solide formation, il bénéficie de plusieurs stages au Port autonome de Dakar, à la SOTRAC, entre autres. Le natif de Linguère devenu boy Dakar fait son trou dans le milieu.

Très volontaire, il est bien intégré à Guédiawaye. Il exerça peu de temps avant de créer son entreprise spécialisée en matériel informatique en 1997. L’optimisme en bandoulière, Bass qui s’adonne à ses heures perdues à la belote fait de la réussite sa principale tasse de thé.

Un homme d’affaires épris de politique

Flirtant avec la politique, Bassirou Ndiaye saute le pas quand Djibo Ka claque la porte du parti socialiste. Alliant business et politique, il dirige la coordination départementale de l’Union pour le Renouveau démocratique (URD) à Guédiawaye.

Son engagement aux côtés de DLK lui a valu un poste de conseiller municipal à la mairie de Sam notaire de  2002 à 2007. Et quelques pertes de marché ; mais il n’en a cure.

Une démission risquée pour la renaissance du Djolof, après un poste de Conseiller municipal à Sam Notaire de 2002 à 2007

La création du Mouvement pour la Renaissance du Djolof (MRD) en 2007 l’a poussé à l’époque à faire tomber à l’ea u tous ses projets pour soutenir son neveu de même âge presque avec qui il est lié par une amitié indéfectible. Par un double devoir à l’endroit de son parent et ami.

Omniprésent, l’homme de confiance d’Aly Ngouille Ndiaye est de toutes les rencontres que son mentor a eues avec les leaders du landerneau politique. Et de tous les combats aussi. Il en est l’un des principaux initiateurs.

De la main tendue au Benno Siggil Senegal de Linguère jusqu’ à la Place Washington. En passant par la massification du mouvement, les offres publiques de vente du MRD en direction des Partis et Coalitions sans oublier le fameux protocole de Ravin (de…Guédiawaye) signé avec Macky Sall, la fusion-absorption de Linguère, les différents ministères (Énergie et Mines, Industrie et Mines) occupés tour à tour, etc.

Ex-rénovateur, ouvrier de l’ombre, grand seigneur

Derrière tout grand leader, se cachent les ouvriers de l’ombre. Jovial, CC comme l’appellent affectueusement les intimes est de cette race d’hommes qui savent aller au charbon sans chercher à s’illustrer.

Occupant un poste très stratégique, le féru de « domada » facilite les relations entre Aly Ngouille Ndiaye et ses militants. Il ose toujours dire la vérité au ministre qu’il connait bien.

Vantant les qualités de son plus qu’ami, Bassirou Ndiaye habillé la plupart du temps en boubou repassé impeccablement peint le premier flic du pays « comme un homme loyal,  rigoureux et doté d’une grande capacité d’écoute tout en mettant en avant l’intérêt général ».

Quand Aly éternue, Bass tousse de toutes ses forces

L’actuel chef de Cabinet du ministre de l’Intérieur poursuit son bonhomme de chemin. Entre le grand commis d’Etat et le lieutenant de l’homme politique, les observateurs trouvent en lui deux faces distinctes. C’est la somme des contraires, dans son personnage. Côté cour, il se la joue discret presqu’incognito.

Lisse et efficace. Mais côté jardin, il sort de sa réserve habituelle et montre ses crocs. Ainsi met-il « en garde les pourfendeurs du maire de Linguère ». Il ne se prive pas de leur lancer ce message limpide. « Celui qui attaquera Aly passera sur mon cadavre avant de l’atteindre. » Avis sans frais !

Moustapha Ndiaye ( Actusen Linguère)

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