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Après toute la hargne déployée par l’opposition pour empêcher le vote du projet de loi sur le parrainage, voilà que cette loi est passée comme lettre morte à l’hémicycle. Mais jusqu’à la preuve du contraire, s’il ne dépend que des adversaires du Président Macky, le jeu politique s’en ressentira toujours biaisé. Du coup, les sénégalais s’interrogent  sur les  véritables motivations de l’opposition  en perspectives de la prochaine présidentielle.

 Après le vote du projet de loi portant sur le parrainage, l’opposition s’est assagie,  à ses heures perdues. Naguère réunie par le rejet  du parrainage, aujourd’hui elle se vautre encore dans la dispersion de ses  leaders. En effet, le camouflet qu’elle a essuyé du pouvoir de Macky peine à lui servir de bréviaire pour se former en bloc. Idrissa Seck s’affiche  seul face aux forces démocratiques de résistances (Fdr) qui surfent sur un autre clavier. Idy leur aurait demandé de le rejoindre pour attaquer la loi sur le parrainage devant la Cour de la Cedea, Ousmane Sonko lui aurait rétorqué le contraire, au motif qu’ils ont déjà formé un cadre. Du coup, de plus en plus de sénégalais se rendent compte que le jeu politique reste toujours biaisé du fait d’un pouvoir en maque de dialogue, mais aussi d’une opposition qui accepte tout sauf parvenir à sceller son unité. Beaucoup de questions cependant restent sans réponses au sein du landerneau politique national, car le parrainage va inexorablement procéder au filtrage prochain des candidatures. De surcroit, les candidatures de Karim  Wade et Khalifa Sall reviennent toujours sur les lèvres de leurs partisans, qui se disent déterminés à mener le combat de leurs mentors,  en perspectives de la prochaine présidentielle. Pour l’heure, c’est surtout le suspens qui prévaut dans la clarification de ces zones d’ombre  que le pouvoir évite d’aborder. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que l’opposition perd de plus en plus du terrain tant qu’elle n’aura pas réussi à se forger une homogénéité pragmatique, à même de réguler le jeu politique. Reste à savoir s’elle acceptera de s’amender afin de jouer le rôle qui est le sien.

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