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This undated photo released on Tuesday, June 12, 2018, by French NGO "SOS Mediterranee", shows stranded migrants aboard a Italian Coast Guard boat as they are transferred from the SOS Mediterranee's Aquarius ship to Italian ships to continue the journey to Spain in the Mediterranean Sea. Italy dispatched two ships Tuesday to help take 629 migrants stuck off its shores on the days-long voyage to Spain in what is forecast to be bad weather, after the new populist government refused them safe port in a dramatic bid to force Europe to share the burden of unrelenting arrivals. (Kenny Karpov/SOS Mediterranee via AP)

L’Italie, ulcérée par les déclarations de Macron sur l’« Aquarius », estime que la France a constamment manqué de solidarité dans l’accueil des réfugiés.

La tension monte entre Paris et Rome. L’Italie, qui exige des excuses de la France, a convoqué l’ambassadeur français et menacé d’annuler une rencontre entre les dirigeants français et italien vendredi 15 juin à Paris. Les déclarations d’Emmanuel Macron dénonçant « la part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien » en raison de son refus d’accueillir l’Aquarius ont en effet été très mal reçues à Rome.

Nouvel épisode de cette bataille rangée entre les deux pays, le ministre des finances italien, Giovanni Tria, a préféré rester à Rome plutôt que de rencontrercomme prévu mercredi 13 juin son homologue français Bruno Le Maire. Ce dernier a dit « regretter » cette décision et espérer une nouvelle rencontre « très vite ».

Le président français Emmanuel Macron, dont les propos mardi ont déclenché la fureur de l’Italie, a condamné mercredi « la politique du pire qui place tout le monde sous l’empire de l’émotion », tout en assurant qu’il continuait à travailler« main dans la main avec l’Italie ».

« Nous avons divisé par dix les arrivées, par un travail, actif, constructif, sans relâche de manière partenariale avec l’Italie.

La vraie réponse est dans la politique de développement de sécurité, de démantèlement des réseaux de passeurs en Afrique. (…) C’est d’avoir des frontières communes et de les défendre, c’est un investissement européen. La France a fait des propositions et est prête à s’y engager, y compris sur le plan budgétaire pour un Frontex démultiplié. C’est avoir une politique de l’asile, une vraie coopération et en finir avec le système de Dublin, qui ne fonctionne plus. »

Ce sont bien pourtant ses déclarations, dénonçant « la part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien » après son refus d’accueillir l’Aquarius, qui ont mis le feu aux poudres.

L’homme fort du gouvernement italien et patron de la Ligue (extrême droite), le ministre de l’intérieur Matteo Salvini, a déclaré mercredi devant des journalistes qu’en l’absence d’« excuses officielles » de la France, il valait mieux annuler la rencontre prévue vendredi entre le président français, Emmanuel Macron, et le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte. Un ultimatum que l’Elysée affirme ne pas avoir reçu.

Dans l’après-midi, M. Salvini a réitéré sur Twitter sa demande d’excuses, estimant que l’Italie n’avait aucune « leçon » à recevoir en matière de solidarité.

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